Installation, tirages argentiques sur silex. 2014

En 1896, Henri Becquerel constata par accident que des plaques photographiques placées à côté d’une pierre d’uranium avaient été impressionnées sans avoir été exposées à la lumière : cette matière émet donc son propre rayonnement. Il fut nommé un an plus tard radioactivité par Marie Curie.

A l’échelle géologique, l’archéologie nous apprend que l’utilisation de l’uranium par notre civilisation sera sans doute une des plus durables trace que l’homme laissera derrière lui avec quelques monuments de pierre, des objets de bronze et de céramique.

La catastrophe de Tchernobyl et de Fukushima ainsi que le problème du démantèlement des centrales nucléaires nous interroge sur quelles empreintes technologiques et écologiques nous laisserons à nos descendants.

Partant de ce questionnement, l’installation «Ruine» est l’empreinte en négatif, tout comme fut l’empreinte de la pierre de Becquerel, d’une image aérienne de la centrale nucléaire de Fukushima. Chaque pierre est un fragment de la photographie. L’ensemble du lapidaire reconstitue l’image sous la forme d’un éboulement ou d’un dépôt, un rayonnement de la ruine de Fukushima.

 
 
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